Amener la vie, créer une déviation de fossé pour alimenter ma mare

Du fossé à l'étang pour remplir 250 000 litres
L'eau est le sang de la terre. Depuis que j'ai terminé le terrassement de ce qui n'est plus une simple mare, mais un véritable étang de 50 mètres de long, j'ai dû faire face à un défi de taille, le remplissage.
Avec une capacité estimée entre 240 000 et 255 000 litres (pour 1m70 de profondeur), attendre uniquement la pluie aurait été bien trop long.
C’est à ce moment-là qu’est intervenu mon voisin, que je surnomme affectueusement Papy Jo, venu constater l’avancement des travaux. Pour le remercier de son aide et de ses conseils, nous lui avons d’ailleurs offert une de nos montres en bois.
Les conseils précieux de Papy Jo
Propriétaire d’une mare depuis plus de 40 ans sur ce même sol argileux, il connaît parfaitement le terrain. Il m’a expliqué que la sienne se remplit en hiver et ne perd qu’environ la moitié de son volume en été.
Fort de son expérience, il m’a alors glissé un conseil auquel je n’aurais pas pensé : dévier le fossé communal pour alimenter directement mon étang.
L’idée était simple et pertinente. Le fossé, en bordure du terrain, n’a pas été curé depuis des décennies, faute de budget selon le maire. Pourtant, il capte les eaux de ruissellement des champs situés en amont. Au lieu de laisser cette eau se perdre ou saturer le réseau routier, la rediriger vers mon écosystème prenait tout son sens.
Une opportunité écologique et gratuite
En me mettant en action, j’ai découvert un véritable trésor caché grâce à ce chantier :
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Un terreau d’exception : Le curage m’a permis de récupérer une terre noire fertile, accumulée par des années de coupes de bords de route.
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Une ressource gérée : Utiliser les eaux de pluie des champs voisins pour maximiser l’impact écologique du terrain.
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Une action citoyenne : Entretenir un fossé délaissé par la commune tout en servant mon projet.
Le chantier : dompter la mini-pelle
Je n’ai pas traîné pour me mettre en action. J’ai loué une mini-pelle pour une durée de deux jours, avec un programme chargé. Le premier objectif était de curer le fossé lui-même. C’était une étape indispensable pour assurer un flux propre, mais cela m’a aussi permis de découvrir un terreau naturel d’une qualité exceptionnelle que nous allons pouvoir réutiliser sur le terrain.
La manipulation de la mini-pelle a été une autre paire de manches. Étant débutant avec les godets, je dois avouer que le début du chantier a été un véritable carnage visuel. Moi qui aime les finitions propres et le travail bien fait, voir le « bordel » que je créais sur le bord de la route a été une épreuve pour mes nerfs. J’ai passé une bonne partie de la première soirée à nettoyer la route pour que tout soit impeccable.
Le deuxième jour, dès le matin, j’ai attaqué le raccordement. J’ai avancé à l’instinct, traçant avec la machine une tranchée d’une vingtaine de mètres pour relier le fossé à mon étang. Le timing était serré, il fallait rendre la machine à 18h30. J’ai terminé dans les temps, laissant les finitions et les futurs ajustements pour le moment où l’eau ferait son apparition.
Conclusion : un projet porté par nos alliés
Ce projet n’aurait jamais vu le jour sans votre soutien. En effet, il aura fallu la vente de 2 exemplaires de notre montre en bois pour financer la location de la machine et le carburant nécessaire à cette opération. C’est grâce à ces ventes que nous pouvons investir directement dans la sauvegarde de la biodiversité sur notre terrain. Chaque montre en bois portée est un coup de pouce direct pour la nature.
Dans le prochain article, je vous parlerais de cette surprise de cette incroyable mise en eau de l’étang.
Suivez la suite des aventures sur Adopte ton bijou et Du bonheur en camion.
